- Les industries de la mécanique en Pays de la Loire

- Les enjeux technico-économiques et sectoriels régionaux

- Le soutien des conseillers technologiques mécanique de Pays de la Loire Innovation

Source : Pays de la Loire - Les défis de l'industrie 2000-2005 - INSEE, DRIRE, Ecole des Mines et groupe thématique des Conseillers technologiques)

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Les industries de la mécanique en Pays de la Loire

 

Activités de sous-traitance des secteurs phares que sont la construction navale, l’aéronautique et l’automobile, les industries de la mécanique, du travail des métaux et de la fonderie font partie du tissu industriel ancien. Elles sont le premier employeur régional et représentent ensemble 54 000 salariés.

Les industries mécaniques qui recouvrent la fabrication d’équipements mécanique (fabrication de constructions métalliques, chaudronnerie-tuyauterie, fabrication de pompes, d’équipements de levage, de machines pour l’industrie agroalimentaire…) situent les Pays de la Loire à la troisième place des régions françaises en nombre de salariés, derrière Rhône-Alpes et l'Ile de France. Ce secteur, très émietté, est composé à plus de 90% d’entreprises de moins de 50 salariés.

Le travail des métaux – fabrication de demi-produits, découpage, emboutissage, mécanique générale, fabrication d’outillages à main, visserie et boulonnerie… - emploie 19 000 salariés et est principalement concentré en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire. Plus de 50% du secteur est composé d’entreprise de moins de 10 salariés.

Dans la fonderie, la région se place au 3ème rang national pour le tonnage avec 8,5% de la production nationale. Activité très concentrée, elle compte plus de 2400 salariés.

Ces industries traditionnelles, riche en histoire, ont un réel savoir-faire et développent des produits de qualité. En revanche, même si elles participent à des réalisations techniques prestigieuses, elles affichent un déficit d’image et rencontrent des difficultés pour trouver les ressources humaines. Enfin, le développement de ces industries nécessite des besoins importants en investissement et financement.

 

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Les enjeux technico-économiques et sectoriels régionaux

 

Un contexte d’échanges mondiaux qui rend le marché de plus en plus concurrentiel et des exigences des donneurs d’ordre de plus en plus contraignantes imposent aux entreprises de ces secteurs des remises en cause.

Pour anticiper les évolutions technologiques des demandes des donneurs d’ordre, l’entreprise quitte son rôle de fournisseur de pièces (c'est la capacité productive qui était recherchée) et s’oriente vers un rang de fournisseur de fonction (ce qui intègre des capacités de création et de partenariat étroit dans un processus de co-développement).

La baisse continue des coûts de production, et la concurrence croissante de la part de pays à bas coûts de main d'œuvre (Europe de l'Est, Chine, Inde) obligent les industriels à développer davantage de valeur ajoutée par le service, la mise en place de partenariat, la maîtrise de l’innovation et par des investissement en équipements de nouvelles technologies.

Les regroupements d'entreprises ayant la même typologie de client ou par logique de filière doivent être encouragés localement. Ces regroupements facilités par la présence d'un pôle d'excellence régional qui renforcera le transfert de compétences mais aussi constituera un lieu d'échanges, permettront aux entreprises, se voyant jusqu’à présent souvent en concurrence, de faire cause commune pour aborder de nouveaux marchés.

Les sous-traitants doivent se rendre indispensables et inimitables en misant sur la technicité des produits, synonyme de différentiation et de valeur ajoutée. Force de proposition de solutions innovantes, les entreprises doivent fournir à leurs donneurs d’ordres des services associés (design, co-développement, documentation produit, stockage, maintenance, fin de vie) au plus près des attentes du client final (qui achète un usage et non un produit). Il faut vendre un service matérialisé.

 

Le raccourcissement des délais, à tous les stades de la vie des produits se traduit par un chevauchement temporel des opérations de développement, une intégration des opérations de contrôle dans le processus de production ainsi qu'une chasse aux temps improductifs des machines (temps de réglage, maintenance de premier niveau, horaires décalés des opérateurs en production).

Résoudre la difficulté rencontrée par les industriels à trouver du personnel qualifié et à le garder passe par la revalorisation des métiers de l’industrie. Dans certaines spécialités mécaniques (chaudronnerie, tournage vertical, ajustage…), cette pénurie oblige les entreprises à limiter leur développement. L’entrepreneur doit être un entraîneur.

Après plusieurs années d’existence, beaucoup d’entreprises ont grandi, renouvelé leurs équipements (pour augmenter leur productivité voire leur production), … et doivent intégrer le respect de nouvelles réglementations. Une mauvaise organisation logistique interne peut limiter les possibilités de gain de productivité lorsque le chef d’entreprise ne considère que les équipements de production et la main d’œuvre. Bien que cet aspect soit souvent reconnu comme nécessaire et pertinent par le chef d’entreprise, l’approche gestion des flux n’est pas suffisamment spontanée.

 

 

Dans ce contexte, la mise en place de projets

 

Pôle de compétitivité EMC2

Pôle de compétitivité industrielle, EMC2 a pour ambition de consolider et de développer en Pays de la Loire, 3ème région industrielle française, un espace d'excellence et de classe mondiale pour la France en matière de recherche et d'application industrielle dans le domaine des ensembles métalliques et composites complexes.

Ce pôle se traduira par des actions transverses à l’aéronautique, la construction navale civile et militaire, la plaisance et l’automobile. La maîtrise des grands ensembles métalliques et composites complexes est le dénominateur commun à chacune de ces industries. 5 grandes thématiques seront traitées au sein du pôle :

La mise en œuvre des matériaux et produits,

L’ingénierie des procédés industriels,

L’entreprise étendue,

L’environnement et sécurité,

L’innovation et satisfaction client.

 

Comité de développement de la métallurgie

Ce comité, qui regroupe l’UIMM Pays de la Loire, la CRCI, la FIM, le CETIM et la DRIRE, sera constitué fin septembre 2005. Il a pour objectif de définir des programmes d’actions en lien avec les besoins des industriels.

 

Pôle Marine

Le Pôle Marine fédère une soixantaine de fournisseurs et sous-traitants de la construction navale de Nantes et Saint-Nazaire.

Ses objectifs sont de :

- Développer les compétences locales et élargir les domaines d’activité des adhérents,

- Renforcer les coopérations inter-entreprises,

- Représenter les compétences locales auprès des pouvoir publics, des donneurs d’ordres et des autres pôles.

 

Le soutien des conseillers technologiques de Pays de la Loire Innovation
Anne-Cécile Moquet et Jacques Prono

Assistante : Sophie Ducrost

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Mécanique 

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