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Le secteur de l'électronique, un acteur important dans les Pays de la Loire
Avec près de 1000 établissements d’entreprises implantés en Pays de la Loire, le secteur de l’électronique est un acteur important de l’activité régionale. Les technologies de l’électronique sont des technologies transversales et s'appliquent donc à un grand nombre de secteurs industriels et de produits. Les entreprises concernées sont de typologies (taille, compétence, activité…) très variées. On peut en faire plusieurs classifications : - classification par le savoir-faire dans les domaines liés à l'électronique (électronique, informatique industrielle, automatismes, contrôle de procédé) ; on peut distinguer 2 catégories : - entreprises de la filière : elles ont des compétences dans ces domaines et disposent de savoir-faire en interne. Il peut s'agir de sociétés d'électronique ou d'informatique mais également d'entreprises d'autres secteurs industriels (machines spéciales, électroménager, véhicules…) disposant d'un bureau d'études en électronique ou informatique industrielle. - entreprises hors filière : on retrouve ici l'ensemble des entreprises, tous secteurs industriels confondus, n'ayant pas ou peu de compétence en électronique ou en informatique mais susceptibles d'utiliser ces technologies dans leurs produits ou leurs procédés de fabrication. - classification par l'activité : on y trouve : - les bureaux d'études en électronique : ils peuvent assurer l'étude et l'industrialisation d'un produit. Travaillant sur cahier des charges client, ils peuvent fournir une maquette, un prototype, un dossier d'étude et de fabrication. Ils travaillent généralement au forfait après estimation des volumes d'étude mais peuvent également avoir une activité en régie. - les sous-traitants : ils assurent la fabrication en série du produit mais disposent également, pour certains, d'un bureau d'étude. On distingue principalement les sous-traitants de spécialité et les sous-traitants de capacité. - les prestataires de services annexes : ils interviennent après la vente du produit et pendant toute sa durée de vie : ils assurent la maintenance, la reconstruction de la machine (retrofit), le recyclage des composants en fin de vie du produit. - classement par filière d'application : s'il est vrai que l'électronique peut avoir sa place dans beaucoup de secteurs industriels, certaines filières sont à privilégier en Pays de la Loire, soit parce qu'il s'agit d'utilisateurs confirmés de l'électronique, soit parce qu'elles représentent des potentiels intéressants : - le médical : potentiellement utilisateur de l’électronique et de technologies de la communication : nomadisme (apport d’information dans tout l’hôpital sans connexion filaire), outils de gestion des patients, des équipements, des produits, … imagerie médicale, maintien des personnes à domicile, dossier médical, relation médecins-hôpital, … - l'automobile, les véhicules spéciaux et, plus largement, l'électronique embarquée. Dans nombre d’équipements, l’électronique devient prépondérante, ce qui amène à - le nautisme : présentes parmi nos industries régionales, les industries nautiques sont une cible potentielle quant à l’intégration d’électronique, tant pour le confort de navigation que pour le positionnement ou les communications. - l'agroalimentaire avec tous les aspects liés à la "traçabilité" avec l'utilisation des étiquettes RFID (R... F..) et le suivi informatique. A mentionner également des sujets dans le domaine des capteurs et du contrôle de procédé en continu. - les fabricants de machines spéciales avec, en particulier, la communication machine – environnement, qu’elle soit locale ou distante, et la prise en compte de l’ergonomie et des conditions de travail dans la conception des machines. - on peut également mentionner des domaines comme le textile avec, en particulier, les applications autour du vêtement intelligent (ou communicant) ou, pour l'informatique, la logistique principalement dans le domaine des transports. Les Pays de la Loire comptent également un nombre important de laboratoires universitaires et d’écoles d’ingénieurs répartis sur la région ; une fraction importante de ces équipes consacre une part substantielle de leur activité à des projets et collaborations avec des industriels.. Une filière régionale forte
Après la production, on commence à assister à une délocalisation de l’activité de conception. Apparues en informatique, ces délocalisations vont peu à peu concerner la conception de produits, du design à l’industrialisation. Les entreprises régionales conservent cependant des atouts majeurs que sont la compétence, la savoir-faire et la réactivité. Le maintien de ces atouts et de l’avance technologique des entreprises passe par des formations initiales et continues adaptées, des collaborations avec les laboratoires, les centres de recherche et le soutien permanent d’une démarche de recherche et d’innovation. Un débouché majeur pour l’électronique se trouve dans les entreprises hors filière (véhicules, électroménager, machinisme agricole, machines d’atelier…) et tire parti des avantages de la proximité géographique : réactivité, cultures proches, dialogue facilité… Il est donc important de maintenir une filière électronique forte dans l’Ouest, s’appuyant sur des collaborations avec les laboratoires et les centres de recherche, et travaillant en partenariat avec l’industrie régionale pour le développement de nouvelles applications et la mise sur le marché de produits innovants. Tirer parti des évolutions normatives… Après les directives sur la CEM (Compatibilité Electro-Magnétique) et sur la sécurité des produits électriques (Directive Basse Tension), la France transpose actuellement 2 directives européennes, obligeant les industriels des filières des équipements électriques et électroniques à prendre en compte les contraintes environnementales dans leurs produits par un recyclage des produits en fin de vie et par l’interdiction dans ces produits de certaines matières dangereuses, en particulier le plomb, le mercure, le cadmium, le chrome hexavalent, le PBB et le PBDE (retardateurs de flamme). La directive sur le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (Directive 2002/96/CE dite DEEE ou D3E) est applicable en France depuis le mois d’août 2005. Actuellement, toute personne qui produit ou détient des déchets est tenue d’en assurer l’élimination. La nouvelle directive va transférer cette responsabilité vers le « metteur sur le marché », c’est-à-dire le fabricant, importateur, distributeur… du produit. Face à cet enjeu, la profession a commencé à se structurer, des filières de recyclage se mettent progressivement en place. La France va graduellement devoir se doter d’un réseau de centres de démantèlement, de reconditionnement et de recyclage beaucoup plus dense qu’aujourd’hui. En conception, il va être nécessaire d’anticiper le recyclage des produits. En effet, le démantèlement d’un appareil peut être grandement facilité s’il a été pris en compte au moment de sa conception. La réutilisation du matériel pour des applications moins performantes, la réutilisation de pièces pour la maintenance, le dépannage… devront faire partie du cahier des charges des nouveaux produits. Les bureaux d’études devront ainsi prendre en compte ces directives pour le choix des composants, des matériaux ou des associations de matériaux, par exemple pour les boîtiers. De même, les contraintes de démantèlement ou de réutilisation influenceront le design et la conception mécanique des équipements. En industrialisation et fabrication, l’interdiction au 1er juillet 2006 (Directive 2002/95/CE dite LUSD – Limitation de l'Utilisation de certaines Substances Dangereuses) d’utiliser des matières dangereuses, le plomb en particulier, a une incidence importante sur les procédés de soudage et induit un véritable saut technologique que les entreprises devront maîtriser. Les modifications des machines et des procédés de fabrication nécessiteront des investissements non négligeables pour les entreprises. Cette prise en compte des contraintes environnementales devrait inciter les entreprises de la filière électronique à engager progressivement une véritable démarche d’Eco-conception des produits et s'appuyer sur cette démarche pour mettre sur le marché des produits plus respectueux de l’environnement, mais aussi innovants. Les entreprises devront également tirer parti, en terme de marketing, de ces contraintes pour les transformer en arguments commerciaux et ainsi accéder à de nouvelles opportunités de marchés auprès de clients qui sont et seront de plus en plus sensibles aux aspects liés au développement durable. Dans ce contexte, mise en place de projets L’opportunité des directives… Avec Captronic (Jessica Ouest), le CRITT Pays de la Loire Productique et la MEITO, Pays de la Loire Innovation a répondu à l’appel à projets « Développement durable en Pays de la Loire » et proposé une action « Ecoconception et électronique ». Les 2 objectifs principaux de cette action sont les suivants : - informer les entreprises de l’électronique sur les 3 directives à venir : champ d’application, produits et équipements concernés, échéances… et surtout conseiller sur la démarche à mettre en place pour répondre à ces directives. - inciter les entreprises à remettre en cause leurs produits pour en améliorer la qualité environnementale, en prenant notamment en compte les contraintes réglementaires, et faire de cette évolution un levier pour développer des produits plus innovants ; engager les entreprises dans une véritable démarche d ‘éco-conception en leur apportant une méthodologie puis en les accompagnant dans la mise en application. Ce programme s’articule en 3 phases : - Sensibilisation et information des entreprises par des séminaires, l’un orienté conception, l’autre industrialisation et fabrication. - Accompagnements individuels des entreprises dans une démarche progressive de mise en conformité et d’écoconception réalisés avec l’appui de consultants en écoconception. Cet accompagnement individuel sera complété par l’animation de groupes de travail d’entreprises et la mise en place de formations. - Valorisation et diffusion des résultats par l’élaboration d’un guide pratique. Ce projet a démarré début 2006, consultez... L’écoconception a pour but d’intégrer une dimension environnementale dès la conception du produit et la conserver tout au long de son cycle de vie. C’est faire le meilleur choix pour l’environnement tout en gardant à l’esprit la nécessaire compétitivité de l’entreprise. Se tourner vers de nouvelles applications… Courant 2006, nous travaillerons sur une analyse de 2 champs d’application de l’électronique et des technologies de l’information et de la communication : la localisation par satellite et les objets communicants. Les systèmes de positionnement par satellites se sont vulgarisés depuis quelques années et ont vu leur coût de revient baisser fortement, cela autorise leur utilisation dans des applications de plus en plus variées, qu'elles soient grand public (navigation automobile, véhicules intelligents et communicants…) ou professionnelles (navigation aérienne ou maritime, transport, agriculture, sécurité, métrologie…). Les systèmes de positionnement sont aussi utilisés avec des systèmes d'information géographique (SIG) et permettent ainsi, par la géomatique (bases de données numériques géoréférencées et embarquées), des applications dans des domaines comme les ITS (Systèmes de Transports Intelligents). Depuis 1999, la Commission Européenne poursuit le projet GALILEO, système de positionnement par satellites destiné à supprimer la dépendance de l'Europe vis-à-vis du système étasunien. GALILEO proposera de nouveaux services pour des utilisateurs professionnels, scientifiques ou du grand public. Il existe donc des opportunités de projets régionaux ou inter-régionaux réunissant entreprises utilisatrices, compétences d'intégration et bureaux d'études, laboratoires de recherche. Au départ réservée aux téléphones mobiles et PDA, la notion d'objets communicants s'est élargie à tout objet devant échanger des informations avec un serveur distant ou d'autres objets. Cette évolution touche aussi bien les produits grand public que les équipements et services industriels (Télégestion d'équipements industriels, Télérelève de stations météorologiques ou de contrôle de la pollution, Gestion de flotte de véhicules…). Les informations sont échangées entre objets distants via Internet. Suivant l'installation, l'objet peut être relié à Internet par liaison filaire (Ethernet) ou radio (GSM/GPRS, Wifi, Bluetooth, Zigbee..). Du point de vue logiciel, un serveur Internet plus ou moins complet est intégré (pile TCP/IP). Aujourd'hui, la conception d'un objet communicant est facilitée par l'utilisation de modules du commerce : composant radio, modem GSM/GPRS, microprocesseur avec pile TCP/IP intégrée, pile TCP/IP fournie sous forme de composant logiciel (composant IP)… . Ces nouvelles technologies sont à la portée des industriels tant du point de vue technique qu'économique. Pour assurer leur expansion, il faut maintenant créer/proposer de nouveaux services qui vont apporter une réelle valeur ajoutée. Pour les entreprises cela implique souvent d'intégrer ou de faire appel à de nouveaux métiers (notamment pour la création de sites internet) et de revoir leur stratégie commerciale ; la commercialisation peut être axée sur la vente d'un service et non plus sur la fourniture d'un équipement.
Le soutien des conseillers technologiques de Pays de la Loire Innovation De la simple intervention ponctuelle à la mise en place et au suivi d’un projet de développement d’un nouveau produit intégrant de l’électronique, la palette des actions des conseillers technologiques en électronique est large : - Information sur les nouvelles technologies : processeurs ARM, multiplexage automobile, biométrie, communication sans fil, CPL… - Information sur les normes et directives européennes : CEM, Basse Tension, RoHS, DEEE, EuP… - Information sur les aides publiques - Diagnostic projet et préparation d’un plan d’action, structuration du projet… - Analyse rapide de faisabilité : points bloquants, risque, analyse des points critiques… définition des besoins en recherche et développement et des partenariats nécessaires. - Formalisation du besoin, aide à l’établissement d’un cahier des charges - Recherche de partenaires : bureaux d’études en électronique, laboratoires, établissements d’enseignement supérieur… selon la nature et la complexité du projet. - Suivi du projet et points d’étape avec les partenaires. Ces interventions peuvent s’effectuer avec l’appui de partenaires régionaux (Jessica-Captronic, MEITO, CRITT Pays de la Loire Productique) et en relation avec les centres de compétence (universités, écoles, lycées techniques... ) des Pays de la Loire. Les conseillers technologiques : Gérard Duchêne et Jean-Philippe Eneau Assistante : Karine Fichet |
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