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- Les IAA en Pays de la Loire _____________________________________________________________________________ L’industrie agroalimentaire constitue le premier secteur régional avec 20 % des emplois industriels (45 000 salariés, près de 700 entreprises, dont 278 de plus de 20 salariés…). Les Pays de la Loire se placent dans les 3 premières régions françaises pour l’agroalimentaire (premier rang national pour la production de viande bovine, deuxième rang pour les volailles, pour le lait…). Ce secteur, majeur pour l’économie régionale (création permanente d’emplois : + 6 000 en 5 ans), est diversifié en terme d’activité (produits carnés, alimentation animale et travail du grain, industrie laitière, produits de la mer, fruits et légumes, boulangerie-viennoiserie-pâtisserie, biscuiterie-biscotterie, vins et boissons, corps gras, sucre, produits diététiques…) et de taille d’entreprise (entreprises leaders au niveau national, voire européen, tissu riche et varié de PME) et réparti de façon relativement homogène sur tout le territoire régional. L’industrie agroalimentaire régionale a connu des évolutions importantes ces dernières années, avec notamment un développement des groupes (nombre de filiales supérieur au nombre d’entreprises indépendantes), une spécialisation de plus en plus poussée des établissements (recentrage sur le cœur de métier, sur les produits les plus rentables…), la fabrication de produits de plus en plus élaborés (plats cuisinés, produits traiteurs…) et une diversification croissante en terme de marché. Le développement des IAA régionales s’appuie sur plusieurs atouts : longue tradition industrielle, dynamisme affirmé, main d’œuvre de qualité, matières premières abondantes, variées et de qualité, souplesse, capacité d’adaptation rapide à l’évolution de la demande des consommateurs et des distributeurs, marques d’entreprises fortes, offre variée de produits sous signes d’origine et de qualité, potentiel de R&D publique, d’enseignement supérieur, de prestataires spécialisés, de fournisseurs d’équipements, d’emballages, de partenaires logistiques… Dans le même temps, le secteur agroalimentaire régional est confronté à un certain nombre de contraintes et doit faire face à des faiblesses et des handicaps structurels : difficulté à dégager de la valeur ajoutée (prédominance de la première transformation pour certaines activités, faiblesse de la structure financière des PME (manque de fonds propres, rentabilité insuffisante), productivité inférieure à la moyenne nationale, coûts logistiques (éloignement des centres de consommation), difficulté de recrutement, niveau de qualification et taux d’encadrement faibles, recherche privée réduite, faible implication dans les projets européens, dans les partenariats recherche-industrie… Les IAA régionales doivent relever le défi de la performance industrielle (au sens large), face à une concurrence internationale toujours plus vive et à l’évolution continuelle de leur environnement : - évolution des comportements, des modes de vie et de consommation (nécessité d’innover en permanence, malgré un taux moyen de valeur ajoutée consacré à la R&D de 1,3 % en IAA contre une moyenne de 6,5 % dans les autres secteurs manufacturiers, et de proposer des produits nouveaux en phase avec les tendances porteuses : sécurité alimentaire, nutrition-santé, commodité-service, goût-plaisir, environnement et bien être animal…), - concentration de la grande distribution (4-5 centrales d’achat) qui dispose d’un quasi monopôle pour la distribution des produits alimentaires de deuxième transformation, progression du hard-discount, relance de la guerre des prix, problème des marges arrières…, - internationalisation des marchés d’approvisionnement et de consommation (OMC, réforme de la PAC, élargissement de l’Union Européenne…), avec comme conséquences une diminution des parts de marché des entreprises régionales à l’export, des risques de restructuration, de délocalisation d’activité…, - renforcement de la réglementation en matière de sécurité alimentaire et de traçabilité, de santé, d’environnement…, contexte juridique de plus en plus complexe et contraignant (veille indispensable et délicate pour les PME), - désaffection pour les métiers de l’agroalimentaire liée notamment à un déficit d’image du secteur (conditions de travail, rémunération…), problèmes de renouvellement de main d’œuvre et de recrutement… Pour répondre à ces enjeux, assurer leur pérennité, conforter leur développement, les IAA régionales ont intégré et doivent prendre en compte un certain nombre d’évolutions (facteurs clés de succès) : - innovation produits/procédés (adaptation des produits aux attentes du marché, segmentation, différenciation, communication et marketing, maîtrise des technologies clés pour la compétitivité future des IAA telles que les technologies douces de conservation…), - diversification des débouchés (alternative face à la concentration de la distribution), - restructuration (concentration…), coopération, spécialisation (externalisation de services, de fonctions)…, pour gagner en compétitivité, atteindre une taille critique, - performance industrielle et logistique, compétitivité, productivité, flexibilité (démarche d’amélioration continue en s’appuyant sur des outils de management et d’organisation participatifs, en intégrant des outils informatiques pour le suivi et l’analyse de la performance, en investissant dans des équipements automatisés, robotisés…), - démarche de management de la sécurité alimentaire, de la traçabilité, de la qualité, - démarche environnementale (éco-conception, traitement et valorisation des co-produits, des déchets et des effluents…), - gestion des ressources humaines (recrutement, renforcement de l’encadrement, anticipation de la gestion des ages, amélioration des conditions de travail…). Le secteur végétal constitue un pôle économique très important notamment pour l’Anjou (15 000 salariés, 300 enseignants et chercheurs), caractérisé par une grande diversité de cultures spécialisées : semences, horticulture ornementale, arboriculture fruitière, maraîchage, viticulture, champignons, plantes médicinales et aromatiques… Cette variété est un atout en cas de crise frappant l’une des filières (certaines rencontrant une situation conjoncturelle incertaine, voire difficile), mais avait jusqu'à présent comme corollaire un certain déficit d’organisation d’ensemble. Dans le cadre du contrat de site d’Angers, une mission d’expertise concernant le Pôle Végétal de l’Anjou a été confiée en 2003 à la DATAR. Celle-ci a identifié un certain nombre d’enjeux et de défis à relever par le secteur : - ouverture des marchés, hétérogénéité des réglementations, pression sur les prix, - évolution du pouvoir d’achat et des styles de vie (augmentation de la demande en horticulture ornementale des particuliers et des collectivités locales), - exigence accrue des consommateurs en matière de sécurité alimentaire, de durée de conservation, de respect de l’environnement, - vieillissement des chefs d’entreprises et incertitude sur la reprise des exploitations, - nécessité d’innovation technologique et variétale et de maîtrise de techniques logistiques et de commercialisation de plus en plus sophistiquées et coûteuses… La Mission DATAR a formulé plusieurs propositions en faveur du Pôle Végétal de l’Anjou : - innovation et recherche (développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et du transfert de technologie…), - installation des entreprises innovantes (incubation, capital d’amorçage, prospection internationale…), - organisation professionnelle (centre de veille technologique et économique, comité stratégique interprofessionnel…), - facteurs de production (aménagement hydraulique de la Vallée de l’Authion, charte foncière de l’Anjou, transmission d’entreprises, installation des jeunes, formation continue, gestion des saisonniers…), - notoriété et image (schéma de développement touristique, Parc du Végétal, Ecole du Végétal…)… Le CIVS (Comité Inter-professionnel du Végétal Spécialisé), en charge du dispositif d’animation et du suivi du développement du Pôle Végétal de l’Anjou, a été créé et a porté, en partenariat avec les structures d’enseignement supérieur, de recherche et de transfert de technologie impliquées dans la thématique, un projet de Pôle de Compétitivité (autour de 4 thèmes : innovation variétale, qualité des semences et des plants, végétal et santé, horticulture et paysage urbain) labellisé lors du CIADT du 12 juillet 2005. Les interventions et actions concrètes des conseillers technologiques en agroalimentaire de Pays de la Loire Innovation Les conseillers technologiques ont une mission de service public d’accompagnement des PME-PMI régionales de l’agroalimentaire, du végétal et des secteurs connexes dans leur démarche d’évolution technologique et d’innovation (mise au point, développement de produits, emballages et procédés nouveaux, amélioration de produits, emballages et procédés existants, protection et propriété industrielles, modernisation de l’outil de production, optimisation de la performance industrielle, démarche de traçabilité, de sécurité alimentaire, de qualité, traitement et valorisation de co-produits, de déchets et d’effluents…). Les interventions individuelles des conseillers technologiques en agroalimentaire auprès des entreprises sont de 2 types : interventions ponctuelles à l’occasion d’un projet, d’un problème d’ordre technologique (veille technologique et réglementaire, information, conseil, assistance technique, recherche de compétences, de sous-traitants, de fournisseurs, aides financières mobilisables…), interventions plus importantes d’aide au montage et d’accompagnement de projets (aide à la formalisation du projet, à l’élaboration d’un cahier des charges pour une étude spécifique, première analyse de faisabilité, diagnostic, appui méthodologique et technique, recherche de compétences, montage financier, suivi du projet…). Les conseillers technologiques en agroalimentaire mettent également en œuvre en lien avec les partenaires scientifiques et techniques et avec le concours des partenaires Etat-Région et de l’Europe, des actions sectorielles et thématiques de sensibilisation aux évolutions technologiques ou en lien avec des menaces et des opportunités à caractère technologique auprès des PME régionales : organisation de réunions techniques d’information, élaboration et diffusion de documents spécifiques, réalisation d’opérations pilotes (appui méthodologique et technique, diagnostic, accompagnement…), animation de clubs d’entreprises (Club R&D Agroalimentaire…). Depuis sa création, Pays de la Loire Innovation a mené (ou mène actuellement) plusieurs actions collectives sur des thématiques très diverses : décongélation, emballage-conditionnement, technologies douces de conservation, éco-conception appliquée aux emballages de produits alimentaires, annuaire sur internet des prestataires, sous-traitants et fournisseurs de l’agroalimentaire et des biotechnologies (www.agrobiotis.org), normalisation internationale en matière de traçabilité et de sécurité alimentaire, mise en œuvre et optimisation d’une démarche de traçabilité… Les conseillers technologiques : Dominique Launay et Isabelle Amprou Assistante : Véronique Bossière |
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